veroniqueverstraete

une relation avec le public, avec ses destinataires, une action qui aille au-delà du seul échange avec l’œuvre par le regard, situation la plus habituelle proposée au visiteur. sans du tout exclure ce mode existant qui concerne d’autres œuvres, il importe pour vv que cette démarche soit au présent, rejoigne l’action par la fonctionnalité des pièces proposées par exemple.

un autre aspect de ses actions est le fait que celles-ci incluent très souvent dans la pratique et l’élaboration de l’œuvre les personnes présentes dans le contexte de création de celle-ci. depuis 1985 sont créées en collaboration avec d’autres créateurs auxquels est laissée une place pleine et entière selon leur souhait, des pièces collaboratives.
ces œuvres ont, pour la très grande majorité d’entre elles, vocation à prendre place dans des espaces publics ou privés. elles sont conçues à partir de projets concrets et pour différents lieux, intérieurs et extérieurs. elles sont à chaque fois une nouvelle aventure et elles ne pourront être transposées dans un autre lieu ou un autre contexte sans être adaptées voire transformées.

réalisations entreprises dans le domaine du spectacle vivant -scénographies de spectacles (encore, bacbuc, le chat botté), de concerts (avec le compositeur nicolas vérin), de banquets (avec le cuisinier hubert anceau), de sculptures/supports de jeux à l’ecole maternelle colnet, de sculptures/meubles (centre pompidou, galerie claire burrus), de sculptures/jeux, de sculptures musicales (music’card), de « jeux de société » dans un commissariat de police, de sculptures/parole (galerie fkpe), de sculptures/organisation du travail (galerie verney-carron), de sculpture/manège (projet), de sculptures/arts décoratifs ou de sculptures/accueil/présentation –
les origines de vv l’ont construit dans un rapport fort à l’espace et à la nature, qui se traduit dans certaines de ses premières pièces plus autonomes par diverses réserves de bois vernis et la présence constante d’un paradoxe entre ce qui est naturel et ce qui est fabriqué, au sens propre et figuré.                 le rapport entre l’architecture (espace physique) et la nature est l’une des sources principales de sa recherche. elle réalise actuellement une sculpture/architecture dans un parc (2018-2019). le motif et la forme décorative colorée, si communs à l’architecture et à la nature, sont constituants de ses différentes façons d’aborder le décoratif et de faire participer le spectateur ou d’autres créateurs.

certains aspects de sa pratique sont constants :
-interroger l’unicité de l’œuvre dans un espace et un contexte chaque fois différent.
-tenir compte de l’identité et des particularités de chaque personne concernée par le projet et le lieu dans lequel elle est invitée à produire, ou s’invite à.
-être au présent, au plus prêt du contexte pour être en écho avec celui-ci.                                                           -trouver dans la création d’un équilibre instable le vide empli par le corps du spectateur.